Taoufik ELOUFIR
Taoufik ELOUFIR

MUSEES

MNAST-Rabat

Lieu : Rabat

Maître d’ouvrage : Ministère de la Culture

Programme : Accueil, boutique, cafétéria, restauration, réceptions, salle de prière, expositions temporaires, auditorium, centre de documentation, ateliers d’animation, exposition permanente, direction, administration, conservation, réception des œuvres, espace de travail sur les œuvres, stockage de matériel, espace de consultation d’étude, réserve de collections, services annexes, sécurité et gestion technique, locaux du personnel, restauration du personnel, locaux prestataires de services, entretien, jardins, voiries et parking.

Superficie du site : 70 000 m²

Surface couverte : 23 554 m²

Concours : lauréat  2ème prix

 

Notice architecturale

Rassemblant afin de les valoriser des collections aujourd’hui disséminées dans tout le Maroc, le Musée National d’Archéologie et des Sciences de la Terre (MNAST) inaugurera un réseau d’institutions muséales de nouvelle génération d’envergure nationale, voire internationale, dont il constituera le fer de lance.

Surplombant au Sud, par delà les remparts, la nécropole de Chellah – bâtie sur les rives du Bouregreg au XIIIème siècle sur les ruines de Sala Colonia, l’ancienne cité    romaine – la Résidence Générale vint, sous le Protectorat, culminer – aux côtés du Palais Royal et de la Tour Hassan qui l’encadrent – la ville moderne voulue par le  maréchal Lyautey pour Rabat et confiée à l’urbaniste culturaliste Henri Prost. Depuis ce belvédère urbain, l’édifice – à la modernité arabisante signée par Albert Laprade et Adrien Laforgue – embrassait alors la ville septentrionale jusqu’à sa médina et la Qasbah des Oudaïas grâce à son vaste jardin dévalant la colline en terrasses et parterres à la française orientalistes jusqu’à son verger italianisant et au parc du Triangle de Vue aux portes de la médina, tous deux dessinés par le paysagiste Marcel Zaborski, en ce temps chef des promenades et des plantations du Maroc.

Lieu de convergence de la cité-jardin administrative et diplomatique qu’elle engendra, elle devint ambassade de France à l’Indépendance avant d’être réinvestie, plus tard, par le Ministère de l’Intérieur qui la libéra récemment.  Cette architecture presque centenaire dont le commanditaire et les concepteurs avaient souhaité faire un symbolique trait d’union entre la culture traditionnelle marocaine et l’esprit moderniste de l’époque offre certainement le site d’exception qu’appelle la dimension emblématique conférée au futur MNAST. En effet, sa situation topographique et patrimoniale à la croisée « des hommes et des idées, des métissages et des identités, de la diversité des occupations urbaines et des sociétés » se prête à merveille à ce projet visant à faire remonter à la surface les racines géologiques et culturelles de la nation marocaine.

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